le Sudoku a une histoire fascinante. "Su" le numéro en japonais et "Doku", unique, toujours en japanais se réfère à la place unique que pourra occuper chaque nombre dans le puzzle. Il signifie aussi quelqu'un qui est seul, décrivant en celà la dimmension de solitaire du jeu.
Bien que son nom soit japonais, ses origines sont, en fait, européennes et américaines et ce jeu représente une parfaite expression de fertilité multiculturelle. Le Sudoku s'est révélé, en trois siècles, comme une belle création d'hybridation créative et éditoriale.
C'est, au 18e siècle, le mathématicien suisse, Leonhard Euler, qui aurait, le premier, développé le concept du jeu. À la fin des années 1970, des américains ont commencé à publier ce que nous appelons maintenant des énigmes de Sudoku utilisant le concept d'Euler appliqué à puzzles de 9 * 9 cases. Il a ensuite été popularisé par un fabricant de grilles indépendant, Howard Garnes, sans toutefois beaucoup de succès.
C'est au milieu des années 1980, sous l'impulsion du président du géant de l'édition de presse de loisirs japonais Nikoli, Inc., M. Maki Kaji que le jeu a acquis la notoriété qui allait lui permettre de se répandre dans le monde entier, près de 20 ans plus tard, à partir de 2005.
Les geeks s'intéressant au sujet noteront que Wayne Gould, un juriste néo-zélandais et juge de Hong-Kong à la retraite, a consacré 6 années de son temps à développer un programme informatique, connu comme Pappocom Sudoku, qui a permis d'automatiser la production des grilles. Il est probable que, sans sa persévérance, le Sudoku ne serait pas devenu aussi populaire en Europe et en Amérique. Son travail a ouvert la voie à la publication d'énigmes de Sudoku dans beaucoup de journaux britaniques. Il est le frère Bryan Gould, longtemps actif sur la scène politique londonnienne et fut choisi pour apparaître, en bonnne place, sur la liste des hommes les plus influents de la planête, dans le classement établi par Time Magazine pour l'année 2006.
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